ACTION SANITAIRE ET SOCIALE
L'action sanitaire et sociale des caisses de retraite du GIE IMPA destinée aux personnes âgées GIR 5 et 6 concoure à :
- assurer une meilleure prise en charge de ses ressortissants au sens de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) : « La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d'infirmité »,
- aider les personnes âgées les plus fragiles par une évaluation globale des besoins personnalisée et objectivée,
- préserver l’autonomie de la personne à domicile et via son milieu social environnant.
Les actions sanitaires et sociales des caisses de retraite du GIE IMPA proposent ainsi deux types de prestations :
- d’une part les actions individuelles et personnalisées comme :
- les plans d’évaluation globale à domicile,
- le Bien Vieillir à Domicile
- l’habitat
- la téléassistance
- ou encore la sortie d’hospitalisation
- d’autre part, les actions collectives permettant par thématiques, l’échange entre pairs et une information adaptée au public cible par des professionnels et bénévoles formés. Ainsi peut-on citer :
- atelier équilibre
- Pac Eurêka
- vieillir, un art de vivre à partager,
- ateliers du bien vieillir
- Cycles d’échanges et d’informations/groupe de parole Alzheimer,
- …
AUTONOMIE :
Source : Larousse
Droit ou capacité de choisir soi-même les règles de sa conduite, l'orientation de ses actes et les risques que l'on est prêt à courir. C'est la capacité à se gouverner.
MAINTIEN A DOMICILE
Le maintien à domicile des personnes âgées constitue un des axes prioritaires de la politique d’action sanitaire et sociale des caisses de retraite du GIE IMPA.
Cette politique dynamique dans les domaines de la gérontologie et du maintien à domicile vise l’élaboration d’actions innovantes et le développement d’outils techniques et organisationnels mutualisés, afin de :
- lever les freins au maintien à domicile,
- permettre aux seniors de vivre chez eux, le plus longtemps possible,
- rendre actrice la personne âgée dans son dispositif de maintien à domicile.
Ces différentes actions concourent ainsi à :
- accompagner les personnes âgées par une évaluation globale des besoins personnalisée et objectivée au domicile,
- préserver l’autonomie de la personne par une adaptation de son habitat, par un panier de services d’aide à domicile varié et des services de téléassistance,
- sécuriser son retour à domicile après hospitalisation par l’achat de petits matériels et une aide à domicile pour les actes de la vie courante.
PREVENTION
La politique d’Action Sanitaire et Sociale du GIE IMPA est entièrement dévolue à la prévention des risques liés au vieillissement, la préservation de l’autonomie et le maintien à domicile de ses ressortissants sur la Bourgogne et la Franche-Comté.
La prévention du GIE IMPA vise ainsi :
- une identification des besoins sous- jacents des personnes âgées
- une communication adaptée et une réponse graduée aux besoins de ses ressortissants,
- une sensibilisation auprès de ses partenaires institutionnels et prestataires de service,
- des formations idoines à la prévention des fragilités chez les personnes âgées GIR 5 et 6 pour ses évaluateurs et structures évaluatrices,
- un personnel qualifié sur ses problématiques, possédant aussi une réelle connaissance du secteur d’intervention des actions de prévention afin d’accompagner la personne âgée à son domicile ou à l’occasion d’une sortie d’hospitalisation,
- une participation active de ses actions dans l’offre globale de prévention sur la Bourgogne et Franche-Comté
- Veiller à la cohérence des actions de prévention et favoriser la dynamique de l’offre globale de prévention sur la Bourgogne et Franche-Comté.
ENJEUX
Les bouleversements démographiques dus à l'accroissement de l'espérance de vie et à l’amélioration des conditions d'existence, l’évolution des solidarités familiales et du secteur de l'aide à domicile amènent le GIE IMPA à adapter et coordonner sa politique de façon à :
- rendre lisible et cohérent l'ensemble de ses prestations sur la Bourgogne et Franche-Comté tout en privilégiant les projets concertés avec l’ensemble des acteurs de la gérontologie,
- professionnaliser et valoriser les métiers de l’aide à domicile. Tel est le cas de notre groupement employeur de 25 évaluateurs de besoins d’aide à domicile dont il convient de valoriser leurs fonctions et leurs pratiques.
- mettre en adéquation les moyens aux réels besoins des aînés afin d'optimiser les prises en charge et donc faire face à l’accroissement exponentiel de la population âgée, dans les prochaines années.
- et au delà conforter certains critères de fragilité comme l'isolement social, familial, géographique, l'habitat.. et déceler aussi, d'autres critères pour n’oublier personne. C'est d'ailleurs une des problématiques du GIE IMPA puisqu'une étude sur ce sujet a été réalisée .
De plus, ces différentes démarches s'inscrivent dans la durée de par les actions et études promues par le GIE IMPA avec ses partenaires :
marchés expérimentaux autour de la télé assistance,
concertation avec les Conseils Généraux, sur les thèmes du maintien à domicile et de la tarification,
démarche innovante "habitat",
études confiées au Gérontopôle® Bourgogne Franche Comté.
La mise en place des Agences Régionales de Santé ne peut que faciliter le développement des politiques et des recherches développées par le GIE IMPA au profit des personnes âgées non dépendantes dans les deux régions Bourgogne et Franche-Comté du fait des choix initiaux de ses membres :
-
démarche inter régime,
-
démarche en partenariat,
-
démarche de décloisonnement,
-
démarche d'optimisation des ressources,
-
démarche d'innovation permanente.
‘’Les services d’aide et d’accompagnement à domicile assurent au domicile des personnes ou à partir de leur domicile des prestations de services ménagers et des prestations d’aide à la personne pour les activités ordinaires de la vie et les actes essentiels lorsque ceux ci sont assimilés à des actes de la vie quotidienne, en dehors des actes de soins réalisés sur prescription médicale, qui relèvent des services de soins infirmiers à domicile (SSIAD). Ces prestations s’inscrivent dans un projet individualisé d’aide et d’accompagnement élaboré à partir d’une évaluation globale des besoins de la personne. Elles concourent au soutien à domicile, à la préservation ou la restauration de l’autonomie dans l’exercice des activités de la vie quotidienne, au maintien et au développement des activités sociales et des liens avec l’entourage. ‘’
SERVICES D’AIDE A DOMICILE POUR LES RESSORTISSANTS GIR 5 ET 6 :
Sources : Etude 1 Gérontonpôle® : Carthographie des services à la personne âgéé
‘’ Parce qu’avec l’âge, certaines tâches ou activités de la vie quotidienne sont devenues plus difficiles à accomplir ; parce qu’avec l’âge, certaines situations sont devenues plus pénibles à supporter ou à surmonter, les personnes âgées, désireuses de se maintenir à domicile, peuvent avoir besoin d’une aide, d’un soutien ou d’un accompagnement.
Pour répondre à leurs difficultés, à leurs attentes, à leurs particularités, les personnes âgées disposent aujourd’hui de toute une palette de services.
Les différentes recherches documentaires en amont de cette étude ont abouti à une sélection de tout un ensemble de prestations pouvant servir aux personnes âgées GIR 5 et 6 vivant à domicile. L’éventail de celles-ci peut d’ailleurs être divisé en différentes catégories dont nous proposons le détail ci-dessous :
1 Les travaux ménagers / tâches domestiques
Les services à domicile le plus souvent dispensés auprès de la population âgée concernent essentiellement les travaux ménagers et les tâches domestiques.
En effet, l’étude de Sophie Bressé[1] , à propos des bénéficiaires de services d’aide à domicile, démontre que la quasi-totalité (97 %) de ces derniers, âgés de 60 ans ou plus, reçoivent un soutien pour ce type de prestations.
Par ailleurs, la nécessité de faire appel à un service d’ « aide ménagère » réside dans le fait qu’avec l’âge, la pénibilité de certaines tâches domestiques quotidiennes devient plus contraignante ; dès lors, les personnes parviennent de moins en moins à les assumer. Monter sur un escabeau pour pouvoir nettoyer le haut de la vitre, se baisser pour ramasser la poussière, se courber pour récurer sa baignoire, etc. peuvent être autant d’exemples d’activités devenues difficiles à accomplir ou demandant parfois un trop grand effort.
Dans d’autres cas, c’est l’envie ou la volonté qui manquent aux personnes pour effectuer certaines tâches. Ces dernières se sont transformées en de véritables corvées, mais qui pour autant demeurent essentielles, voire indispensables, dans la vie de tous les jours : la préparation des repas, les courses, le repassage, le tri ou le remplissage de documents administratifs, etc.
En définitive, la catégorie « Travaux ménagers / Tâches domestiques » entend regrouper divers petits services :
-
Entretien du logement (dépoussiérage, rangement, nettoyage des sols, des vitres, des sanitaires, des meubles, etc.)
-
Entretien du linge (repassage, pliage, tri, petits travaux de couture, etc.)
-
Préparation des repas (ou aide à la préparation)
-
Assistance ou aide dans les démarches administratives
-
Livraison de courses à domicile (alimentation, produits d’entretiens, journaux, livres, documents, médicaments, etc.) + aide au rangement
-
Soins et promenades des animaux de compagnie (à l’exception des soins vétérinaires et toilettage)
2 Le portage de repas
Parce qu’une personne âgée a perdu tout désir de cuisinier, parce qu’elle se retrouve seule (suite au décès de son (sa) conjoint(e), au départ de ses enfants, etc.) et qu’elle n’a jamais eu l’habitude ou qu’elle ne sait pas se faire à manger, parce qu’elle ne dispose pas d’une aide à domicile venant lui préparer ses repas et parce qu’il est vital de pouvoir s’alimenter correctement, un service de livraison de repas peut rapidement s’avérer plus que nécessaire.
En outre, une bonne hygiène alimentaire (assurée par les services de portage de repas à domicile qui proposent des menus généralement équilibrés) contribue à maintenir en bonne santé une personne, et permet donc de prévenir d’autant plus une éventuelle perte d’autonomie.
3 Les petits travaux de jardinage et bricolage
D’après les enquêtes de logement de l’INSEE, plus de 63 % des personnes âgées de 65 ans et plus, en 2002, résidaient dans une maison individuelle[2] , ce qui implique, en règle générale, la possession d’un espace extérieur.
Or, l’entretien des jardins ou des potagers peut, avec la vieillesse et les difficultés qu’elle engendre, passer du statut de loisir ou de passe-temps au statut de besogne ou de corvée.
Faire appel à quelqu’un pour que son (ses) espace(s) vert(s) continue(nt) à être embelli(s) par un gazon bien tondu, une allée désherbée, des haies taillées ou encore un jardin bêché constitue une nécessité pour une personne âgée qui n’a par exemple plus la force ou l’envie de le faire.
D’autre part, remplacer un joint, fixer une étagère, poser une tringle à rideau, etc. n’est pas forcément à la portée de tous.
Pendre et dépendre des rideaux, changer l’ampoule du plafonnier, déplacer un meuble, etc., peuvent apparaître comme autant d’actes « risqués » qu’une personne âgée préférera laisser aux soins d’un professionnel.
Tous ces petits travaux de bricolage entrent dans ce que l’on peut qualifier de prestations « homme toutes mains ».
Plus précisément, intègreront la catégorie des « petits travaux de jardinage et bricolage », les prestations suivantes :
Pour les petits travaux de jardinage :
-
Tonte de pelouse
-
Taille de haies, d’arbustes, de rosiers, etc.
-
Bêchage
-
Ramassage des feuilles mortes
-
Désherbage
-
Débroussaillage
-
Plantation, arrosage de fleurs
-
Déneigement des abords du domicile
Pour les petits travaux de bricolage (prestations « homme toutes mains ») :
-
Changer une ampoule, remplacer un joint, revisser une poignée, etc.
-
Raboter une porte
-
Pendre et dépendre des rideaux
-
Fixer une étagère
-
Monter ou déplacer un meuble
-
Autres petites réparations ne nécessitant pas les compétences et la qualification d’un spécialiste
4 Les services d’accompagnement / transport / aide à la mobilité
Qu’importe le mode de déplacement, la mobilité des personnes tend à décroître au fur et à mesure de l’avancement en âge. Mais continuer à vivre dans son domicile ne signifie par pour autant que l’on ne puisse plus en sortir.
Il est important pour la personne âgée de pouvoir continuer à se déplacer pour se rendre à ses rendez-vous médicaux, pour aller au supermarché, au cinéma ou ne serait-ce que pour se promener ; mais pouvoir se déplacer est également important pour conserver et entretenir le lien avec ses amis, ses proches ou le reste de la société.
Cependant (et une fois encore), les aléas de la vieillesse font qu’il n’est plus aussi facile qu’auparavant de sortir de chez soi : parce que la personne vit au troisième étage d’un immeuble sans ascenseur et que, par conséquent, les escaliers deviennent un obstacle ; parce que les réflexes ne sont plus les mêmes, l’utilisation de la voiture peut être plus risquée ; parce que la personne ne dispose tout simplement pas d’un véhicule, ou encore parce que, même lors de ses déplacements à pied, la personne âgée peut ne pas se sentir en sécurité.
C’est pour ces diverses raisons (parmi d’autres) que les services d’accompagnement, de transport ou d’aide à la mobilité apparaissent aussi primordiaux.
Dès lors, lorsque nous parlons plus particulièrement de cette catégorie de services, nous sous-entendons qu’il s’agit de prestations permettant de :
-
Se rendre à un rendez-vous (chez le médecin, à la poste, à la banque, chez le coiffeur, etc.)
-
Se rendre chez des amis, des proches
-
Se rendre au supermarché, au marché
-
Se rendre à un office religieux, au cimetière
-
Aller au cinéma, au musée, au théâtre ou toutes autres activités culturelles ou de loisirs
-
Se promener
Précisons que les différents exemples de déplacements cités ci-dessus ne constituent pas une liste exhaustive, et que, par ailleurs, cette catégorie englobe, sous le même intitulé, l’aide dans les déplacements des individus âgés, qu’elle s’effectue à pied, en transport en commun ou en véhicule.
5 Les services de sécurisation et la téléalarme
Seule, avec un(e) conjoint(e) malade, isolée à la campagne, momentanément diminuée physiquement, etc., il n’est pas nécessairement très rassurant pour une personne âgée de vivre à domicile.
Même très autonome, la peur de la chute, d’un malaise ou de la solitude peuvent être autant de raisons qui poussent une personne âgée à faire appel à un service qui lui procurera la sécurité, la tranquillité et le bien-être dont elle a besoin chez elle.
Les réponses à ces attentes peuvent passer par :
-
Le (la) garde malade (à l’exception d’actes de soins), de jour et/ou de nuit qui, de par sa proximité directe, se rend disponible, veille au confort et assure une présence permanente auprès de la personne
-
Les systèmes de téléalarme (ou téléassistance) qui garantissent, à tout moment (24 heures / 24, 7 jours / 7) grâce à une centrale d’écoute, une intervention rapide en cas de besoin ou de problème.
Finalement, parce qu’il est important que les personnes âgées puissent se sentir en sécurité et vivre sereinement chez elles, nous ne pouvions pas faire abstraction de ce type de prestations.
6 Les services de socialisation
La solitude et l’isolement social sont des difficultés régulièrement recensées dans les études de besoins menées auprès des populations âgées.
Se sentir écouter, dialoguer, se divertir avec d’autres personnes, est un besoin fondamental de tout un chacun, et davantage lorsqu’il s’agit d’un individu âgé.
En effet, de par la rupture avec le monde du travail au moment du départ à la retraite, l’éloignement des enfants ou petits-enfants, la disparition, au fil du temps, de l’entourage issu de la même génération (conjoint(e), membres de la famille, amis, voisins, anciens collègues), la personne âgée risque de voir ses relations sociales s’estomper rapidement, et par conséquent, se retrouver seule face à elle-même.
Le sentiment de solitude peut générer d’importantes répercussions sur une personne (repli sur soi, angoisse, dépression, etc.) et, de ce fait, accélérer sa perte d’autonomie. C’est dans le but de prévenir une telle situation qu’il est primordial pour une personne du troisième âge de pouvoir compter sur l’appui et le soutien d’associations ou d’organismes proposant :
-
Des visites régulières à domicile,
-
Des « dames de compagnie »,
-
Un service d’écoute,
-
Des activités de loisirs à domicile (lecture, jeux, etc.),
-
Ou toute autre initiative préservant, favorisant et développant ses liens sociaux.
7 Les services de prévention de santé
Prévenir et retarder au maximum la perte d’autonomie d’une personne âgée, c’est préserver autant que faire se peut la bonne santé de cette dernière.
Qu’il s’agisse de :
- Soins pédicures,
- Nutri-conseils,
- Accompagnement ou soutien psychologique,
- Atelier mémoire, équilibre ou alimentation,
- Etc.,
les actions de prévention auprès des publics âgés paraissent très précieuses. L’objectif de ce type d’initiatives est avant tout de leur offrir la possibilité de prendre soin d’eux et de leur santé afin qu’ils puissent continuer à vivre chez eux dans les meilleures conditions qu’ils soient, et ce, le plus longtemps possible.
C’est pourquoi, compter les services de prévention de santé parmi les services importants et nécessaires aux retraités GIR 5 et 6 semblait essentiel.
8 Les clubs des aînés
Dans le cadre de la présente étude, nous avons choisi de recenser les clubs des aînés qui, bien que n’étant pas un service à la personne âgée à proprement parler, incarnent des lieux de convivialité, d’échanges, de loisirs et de socialisation pour celle-ci.
Ils ont vocation à favoriser, entretenir et maintenir un lien social entre les personnes du troisième âge elles-mêmes (partage des mêmes centres d’intérêts, de souvenirs, etc.) et avec la société.
Par les activités qu’ils proposent, qu’ils organisent ou mettent en place (après-midis récréatifs, voyages, repas, animations diverses, etc.), les clubs peuvent s’avérer être un bon moyen de lutte contre la solitude et l’isolement des seniors.
9 L’hébergement temporaire
Dans le choix des services aux retraités GIR 5 et 6, nous avons estimé que les hébergements temporaires pouvaient, ponctuellement, être nécessaires à cette population.
Si, à l’instar des clubs des aînés, l’hébergement temporaire n’apparaît pas comme un service aux personnes âgées vivant à domicile, il n’en demeure pas moins qu’il puisse répondre à certaines attentes de ces dernières, notamment lorsque :
-
le logement est momentanément indisponible (pour cause de travaux de réadaptation par exemple),
-
le (la) conjoint(e) est hospitalisé(e), et que l’idée de se retrouver seul(e) chez soi est déplaisante,
-
la sortie d’hospitalisation est compliquée à gérer à domicile,
-
l’isolement géographique devient réellement difficile (en période d’hiver dans les régions montagneuses par exemple),
-
l’absence des aidants (informels
[3] ou professionnels) devient trop contraignante,
-
la personne âgée souhaite simplement se dépayser un peu.
L’hébergement temporaire, comme son nom le spécifie, est une solution alternative, transitoire, en réponse à une situation particulière, et est limité dans le temps (n’excédant pas, en pratique, six mois).
Notons que, bien souvent, l’hébergement temporaire concerne les personnes âgées dépendantes, souffrant de pathologies plus ou moins graves, et sert, dans ces cas précis, à soulager les aidants. Pour répondre à ce type de situation, celui-ci est majoritairement rendu possible dans des établissements médicalisés tels que les EHPAD (Établissement d’Hébergement pour Personnes Âgées Dépendantes).
À ce titre, nous avons fait le choix de ne pas prendre en considération ces établissements spécialisés dans notre recensement des hébergements temporaires, dans la mesure où la population ciblée est bien celle relevant d’un GIR 5 ou 6, c’est-à-dire autonome.
10 Le foyer-restaurant
Les foyers-restaurants sont des lieux d’accueil exclusivement réservés aux personnes âgées qui, pour les mêmes raisons que les bénéficiaires du portage de repas, ne peuvent, ou ne veulent pas préparer leur repas. En revanche, et à la différence des livraisons à domicile, les foyers-restaurants offrent l’avantage d’un repas partagé entre amis, voisins ou autres retraités ; autrement dit, une convivialité que l’on ne retrouve peut-être pas chez soi.
Ainsi, c’est parce qu’ils sont uniquement destinés au troisième âge et parce qu’ils sont créateurs de liens sociaux, que nous avons fait le choix de retenir les foyers-restaurants dans le répertoire des services aux personnes âgées GIR 5 et 6 .’’
CHEQUE EMPLOI SERVICE UNIVERSEL (CESU)
Inscrit dans le champ de la politique dédiée au développement des services à la personne (plan de développement des services à la personne - loi n° 2005-841 du 26/07/2005), le Chèque emploi service universel est entrée en vigueur le 1er janvier 2006.
Favorisant depuis, l'accès à l'ensemble des services à la personne aux particuliers, le CESU se présente sous deux formes :
- le Cesu bancaire permet au particulier employeur de déclarer la rémunération de son salarié au moyen d'un volet social contenu dans un carnet ou dans un chéquier emploi service universel ou via une saisie directe sur Internet;
- le Cesu préfinancé, utilisé par les caisses de retraite est un titre de paiement dont le montant est prédéfini. Ainsi, dans le cadre des plans d’aide GIE IMPA, ce CESU finance trimestriellement, tout ou partie, les heures d’aide à domicile octroyées aux ressortissants.
ISOLEMENT :
La notion de vulnérabilité ou de fragilité développée par le GIE IMPA fait référence entre autres, au facteur d’isolement identifié lors de l’évaluation globale de la personne âgée à son domicile.
Considéré comme une notion multidimensionnelle, l’isolement s’appréhende ainsi :
- socialement : l’isolement renvoie dans ce cas à une forme de ‘’désinsertion sociale’’ pouvant venir :
- de facteurs socio-économiques
- de l’effritement du réseau familial ou social
- des situations de ruptures (perte d’un proche par exemple…)
- des conditions de vie
- géographiquement : évalué à travers :
- les infrastructures de la commune
- la mobilité de la personne âgée
BVAD :
Bien Vivre A Domicile, consultable sur le site Internet.
ACTIONS COLLECTIVES
Mises en place le 1er Janvier 2008 par voie de l’avenant n°3 du GIE IMPA, les actions collectives proposent aux ressortissants dudit groupement, des lieux d’échange et des ateliers ludiques sur des thèmes spécifiques au bien vieillir, au mieux vivre et/ou aux aides dévolues aux aidants.
Ainsi, peut on citer ci-dessous, les nombreux ateliers qui sont de plus, consultables sur notre site Internet :
-
Atelier équilibre
-
Pac Eurêka
-
Vieillir, un art de vivre à partager,
-
Ateliers du bien vieillir
-
Cycles d’informations et d’échanges /groupe de parole Alzheimer,
-
…
Animés par des professionnels (médecins, assistants sociaux des caisses de retraite…) ou bénévoles formés à l’écoute et aux besoins du public cible, ces actions collectives génèrent l’envie d’apprendre tout en se divertissant ou réconfort et informations pour les personnes partageant les mêmes difficultés.
L’ambiance conviviale des groupes ainsi constitués selon la demande, en ville ou à la campagne favorise aussi les liens sociaux et les échanges d’expérience entre pairs.
Les objectifs visés pour les ressortissants sont alors multiples :
-
Proposer des ateliers à proximité du domicile des participants
-
Susciter l’envie de partager des expériences, des savoirs au sein d’un réseau amical
-
Acquérir au quotidien de nouveaux réflexes tant physiologiques que cognitifs pour rester en bonne santé et conforter ses facultés intellectuelles
-
Renforcer les liens sociaux entre pairs et favoriser l’échange avec des professionnels ou bénévoles au service des attentes du public
Ainsi, les caisses de retraite du GIE IMPA se donnent pour parvenir à ces différents objectifs et selon l’article 2 de l’avenant 3 de ledit groupement, les impératifs suivants :
-
‘’Apporter plus de lisibilité des actions mises en place par les organismes de protection sociale et ce, tant pour les bénéficiaires que pour les partenaires.
-
Complémentarité des actions proposées (atelier équilibre / Pac Euréka – Cycles d’échanges et d’informations/groupe de parole Alzheimer, vieillir un art de vivre partagé, ateliers du bien vieillir ……)
-
Permettre de développer, en inter régime, les actions collectives de façon plus coordonnée,
-
Tendre vers une mutualisation des moyens pour un meilleur maillage des territoires,
-
Harmoniser les pratiques des professionnels et des bénévoles,
-
Devenir l’interlocuteur privilégié notamment en ce qui concerne les demandes de financements,
-
Développer les actions de communication inter régime en matière d’actions collectives.’’
PPAPA : PLAN DE PRESERVATION DE L’AUTONOMIE DES PERSONNES AGEES
Ce programme propose un espace de réflexion et d’impulsion sur diverses thématiques en lien avec les personnes âgées, visant la préservation de l’autonomie et la notion de bien être au sens de l’OMS où’’ la planification des actions et des stratégies cessent de se fonder uniquement sur les besoins au profit d’une prise en compte des droits des personnes âgées, l’égalité des traitements et de possibilités dans tous les domaines de la vie’’.
En partant de l’existant, des constats et des attentes des acteurs du champ gérontologique, des objectifs ont été définis dans le cadre de ce programme :
- Connaître et faire connaître les actions et acteurs du champ gérontologique,
- Soutenir méthodologiquement et/ou financièrement les actions s’inscrivant dans les orientations de ce programme,
- Contribuer à la coordination des actions en lien avec les orientations de ce programme pour mutualisation des expériences et moyens,
- Développer, étendre les actions ayant un impact positif pour les populations ciblées (personnes âgées, aidants, professionnels…).
- Optimiser les actions et programmes en cours ou réalisés,
- Valoriser ce qui a été réalisé,
- Expérimenter, si besoin, pour répondre à des besoins insuffisamment couverts.
à l’organisation du plan PAPA en Franche-Comté :
Ce programme s’inscrit dans le Programme Régional Commun de l’Assurance Maladie (PRCAM) et dans les orientations du Plan Régional de Santé Publique (PRSP) de Franche-Comté.
Il s’articule avec certains objectifs de programmes et schémas régionaux ou départementaux ou de plans et programmes nationaux…
§ Programmes National Nutrition Santé (PNNS) de Franche-Comté
§ Schéma Régional d’Organisation Sanitaire (SROS III), volet "Personnes âgées"
§ Schémas Départementaux d’Organisation Sanitaire et Médico-Sociale (SDOSMS)
§ Programme national « Bien vieillir »
§ Plan Alzheimer et maladies apparentées
§ Plan Solidarité grand âge, Plan Santé mentale…
Comité de pilotage actuel du plan PAPA Franche-Comté :
Ce programme est co-piloté par la Caisse Régionale d'Assurance Maladie (Carsat) Bourgogne Franche-Comté et l'Union Régionale des Caisses d'Assurance Maladie (URCAM) de Franche-Comté en lien avec d'autres partenaires :
La nouvelle circulaire du plan PAPA :
La nouvelle circulaire est en cours de validation par la Cnamts.
Le projet de circulaire rappelle :
- que le plan PAPA se situe dans un contexte évolutif (perspectives actuelles en matière d’organisation territoriale du système de santé intégrant les différents niveaux de prévention, travaux préparatoires de la prochaine COG de l’Assurance maladie).
- que le plan PAPA est piloté :
- au national, par des représentants des organismes nationaux (Cnam, Cnav) et des organismes locaux (Carsat, Cpam, services médicaux, UGECAM),
- au régional, selon le contexte local. Cependant, comme l’affirme la circulaire, les Carsat, « de par leurs missions au carrefour des domaines social, médico-social et sanitaire, doivent avoir un rôle incitatif pour la mise en oeuvre du plan PAPA. Leur implication se situe au niveau de la mise en œuvre de programmes locaux et de la coordination pour la remontée des informations au niveau national »
- que l’offre de services intègre :
- la poursuite des programmes actuels et le développement de nouvelles offres d’accompagnement par les organismes du réseau tel le chèque « prévention » de la branche retraite,
- la valorisation des dispositifs, moyens, et outils existants au sein du réseau.
- que la mise en œuvre du plan PAPA repose sur une coordination institutionnelle et un partenariat extra-institutionnel formalisées par convention ou protocole de collaboration.
- que le pilotage régional doit veiller à la mise en œuvre de ce déploiement en organisant a minima deux rencontres annuelles :
- l’une visant à l’élaboration des programmes locaux
- l’autre destinée à porter réflexion sur l’évaluation des actions engagées
en savoir plus cliqez ici
AIDANT FAMILIAL :
sources : le guide de l’aidant familial téléchargeable sur www.famille.gouv
‘’ L’aidant familial est la personne qui vient en aide, à titre non professionnel, en partie ou totalement, à une personne âgée dépendante ou personne handicapée de son entourage, pour les activités de la vie quotidienne.
Cette aide régulière est permanente ou non. Elle peut prendre différentes formes comme le ‘’nursing’’1, les soins, l’accompagnement à l’éducation et à la vie sociale, les démarches administratives, la coordination, la vigilance, le soutien psychologique, les activités domestiques…Votre activité d’aidant familial peut se dérouler au domicile du proche que vous aidez ou à votre domicile si vous l’accueillez.’’
La définition québécoise de l’aidant apporte à ce dernier une vision plus générale en adoptant le terme de personne soutien ou ressource.
L’aidant dans ce cas, ne possède pas forcément de lien de parenté. Ce qui importe, est qu’il soit non professionnel.
C’est aussi, une façon sans doute, de s’extraire de la vision familiale de cette fonction, qui peut parfois renvoyer aux notions de normalité, d’obligation et de culpabilité vis-à-vis de la personne aidée.
1 Expression d’origine anglaise signifiant ‘’ ensemble des soins d’hygiène et de confort prodigués aux personnes dépendantes’’ petit Larousse
SECURITE SOCIALE
Créée par l’ordonnance du 4 octobre 1945, " La sécurité sociale est la garantie donnée à chacun qu'en toutes circonstances, il disposera des moyens nécessaires pour assurer sa subsistance et celle de sa famille dans des conditions décentes. Trouvant sa justification dans un souci élémentaire de justice sociale, elle répond à la préoccupation de débarrasser les travailleurs de l'incertitude du lendemain, de cette incertitude constante qui crée chez eux un sentiment d'infériorité et qui est la base réelle et profonde de la distinction des classes entre les possédants sûrs d'eux-mêmes et de leur avenir et les travailleurs sur qui pèse, à tout moment, la menace de la misère. "
" Envisagée sous cet angle, la sécurité sociale appelle l'aménagement d'une vaste organisation nationale d'entraide obligatoire qui ne peut atteindre sa pleine efficacité que si elle présente un caractère de très grande
généralité à la fois quant aux personnes qu'elle englobe et quant aux risques qu'elle couvre. Le but final à atteindre est la réalisation d'un plan qui couvre l'ensemble de la population du pays contre l'ensemble des facteurs d'insécurité ; un tel résultat ne s'obtiendra qu'au prix de longues années d'efforts persévérants, mais ce qu'il est possible de faire aujourd'hui, c'est d'organiser le cadre dans lequel se réalisera progressivement ce plan. " Extraits ordonnance du 4 octobre 1945.
Il existe quatre branches de la sécurité sociale :
- La branche maladie (maladie , maternité , invalidité , décès ) et accidents du travail et maladies professionnelles ;
- La branche vieillesse et veuvage (retraite ) : Les caisses nationales et centrales d’Assurance vieillesse (CNAV,CCMSA,CNRSI) et leur réseau régional (Carsat, RSI,MSA) gèrent la retraite et l’assurance veuvage via les retraites de réversion ainsi que les politiques d’action sanitaire et sociale pour le maintien à domicile des retraités GIR 5 et 6, salariés de l'industrie, du commerce et des services (Carsat), artisans et indépendants (RSI), chefs d’exploitation, employeurs de main d’œuvre agricole et salariés agricoles (MSA)
- La branche famille (dont handicap, logement,...).
- La branche recouvrement.
A la différence de tous les autres régimes de sécurité sociale, la particularité de la MSA réside dans son principe de guichet unique.La MSA encaisse en effet, les cotisations et verse les prestations pour toutes les branches de la protection sociale : santé, famille, vieillesse et accidents du travail.
Pour en savoir Consulter l’organigramme institutionnel de la Sécurité Sociale cliquez-ici
CNAV :
Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse
L'Assurance Retraite est constituée d'une caisse nationale (Cnav) et d'un réseau d'organismes ( Carsat, CGSS, CSS). Elle gère la retraite du régime général de la Sécurité sociale : la retraite de base des salariés de l'industrie, du commerce et des services. Pour en savoir plus cliquez ici
ARS :
Agences Régionales de Santé (ARS)
Sources : extraits dossier de presse Présentation du projet de loi « Hôpital, patients, santé et territoires » Un projet de santé durable pour nos concitoyens, 22 octobre 2008 consultable sur http://www.sante-jeunesse-sports.gouv.fr/IMG//pdf/Dossierdepresse.pdf
Suite à la présentation du projet de la loi portant réforme de l'hôpital et relative aux patients, à la santé et aux territoires (HPST) du 21 juillet 2009, les agences régionales de santé (ARS) doivent permettre d'assurer une gestion transversale de l'ensemble du système de santé. Dotées de pouvoirs étendus et d'un mode inédit de gouvernance, elles augurent d'un bouleversement sans précédent du secteur médico-social. :
Les agences régionales de santé (ARS) remplacent et regroupent sept organismes actuellement chargés des politiques de santé dans les régions et les départements :
- les DRASS (directions régionales des affaires sanitaires et sociales)
- les DDASS (directions départementales des affaires sanitaires et sociales)
- les ARH (agences régionales de l’hospitalisation)
- les GRSP (groupements régionaux de santé publique)
- les URCAM (unions régionales des caisses d’assurance maladie)
- les MRS (missions régionales de santé)
- les Carsat (caisses régionales d’assurance maladie) : seules les missions relatives à l’organisation des soins seront transférées des Carsat aux ARS, les Carsat deviendront ” caisses régionales d’assurance retraite et de protection de la santé au travail ”
Statut :
L’ARS sera un établissement public (”personne morale de droit public“) doté d’une autonomie administrative et financière, placé sous la tutelle des ministères chargés de la santé, des personnes âgées, des handicapés et de l’assurance maladie. Elle sera dirigé par un directeur général nommé en conseil des ministres. Un exécutif fort : il prendra toutes les décisions relevant des missions de l’agence, et arrêtera en particulier le projet régional de santé (voir plus bas). L’ARS aura un conseil de surveillance, composé de représentants de l’Etat, de représentants des organismes d’assurance maladie, d’élus des collectivités locales, de personnalités qualifiées et de représentants des usagers. Il sera présidé par le représentant de l’Etat dans la région et s’appuiera sur une conférence régionale de santé et deux commissions de coordination des politiques de santé, instances consultatives, qui traiteront notamment du secteur médico-social, de la prévention et de la sécurité sanitaire, des soins de ville, et des soins hospitaliers. L’ARS mettra en place des délégations territoriales départementales.
Compétences :
Ses compétences seront la politique de santé publique, les soins ambulatoires et hospitaliers, la prise en charge et l’accompagnement dans les services médicaux-sociaux.
Elle aura à charge :
- l’organisation de la veille sanitaire, l’observation de la santé en région
- la définition, le financement et l’évaluation des actions de promotion de la santé
- la régulation de l’offre de services en santé
- l’évaluation et la qualité de la formation des professionnels de santé
- l’autorisation de la création d’établissements et de services de santé, leur contrôle et en partie leur financement
- la veille de la qualité et la sécurité des actes médicaux
- la définition et la gestion du risque assurantiel en santé (l’ARS devient décideur et passe des contrats avec les caisses d’assurance maladie, devenues opérateurs)
Politique régionale de santé :
Le projet de loi précise trois points :
- Le projet régional de santé : plan stratégique régional de santé, schéma régional de prévention, schéma régional d’organisation des soins, schéma régional de l’organisation médico-sociale,
- La gestion du risque : rapprochement avec l’organisation des soins, rapprochement d’autres services de l’Etat
- Les territoires de santé : définis par l’ARS, qui pourra constituer une conference de territoire et mettre en oeuvre des contrats locaux de santé
Financement et contrôle :
L’ARS sera financée par une subvention de l’Etat, des contributions des régimes d’assurance maladie, des contributions de la CNSA (Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie ), et dans certains pourra recevoir des versements de collectivités territoriales ou d’autres établissements publics.
Au niveau national, sera mis en place un Comité de coordination des ARS, chargé de la coordination et de l’évaluation de l’action des ARS. Il sera composé de représentants de l’Etat, de représentants des organismes membres de l’Union Nationale des Caisses d’Assurance Maladie , et des ministres chargés de la santé, de l’assurance maladie, des personnes âgées, des handicapés, du budget et de la sécurité sociale.
Mise en place :
Dans chaque région, un ” responsable préfigurateur de l’agence régionale de santé ” est chargé de préparer la mise en place de l’agence. L’ARS est substituée aux DRASS, DDASS, ARH, GRSP, URCAM, MRS, et Carsat (partiellement) dans l’ensemble de leurs droits et obligations. Biens, meubles, immeubles et personnels sont transférés à l’ARS, selon des conventions spécifiques. Le responsable préfigurateur élabore le projet d’organisation des services, prépare et arrête le budget du premier exercice. Le projet de loi prévoit une mise en place opérationnelle des ARS au 1er janvier 2010.
Organisation mondiale de la Santé (OMS) :
Institution internationale du système des Nations Unies spécialisée dans la santé, l’OMS a été créée le 7 avril 1948.
Comptant actuellement 192 Etats membres, cette institution a pour vocation de soulever les problèmes internationaux en matière de santé et contribue par ses travaux, au bien-être des populations.
Siégeant à l’Assemblée mondiale de la Santé à Genève, l’ OMS définit ainsi, chaque année :
-
les orientations, les normes sanitaires et les aides possibles pour faire face aux problèmes de santé publique,
-
soutient et encourage la recherche en matière de santé.
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Carsat : Caisse d'Assurance Retraite et de la Santé au Travail (anciennement Cram)
L'Assurance Retraite est constituée par la Caisse nationale d'assurance vieillesse (Cnav) et son réseau régional ( Carsat, CGSS, Crav, CSS). Ces organismes gèrent la retraite du régime général de la Sécurité sociale. Il s’agit du premier niveau de retraite obligatoire pour les salariés de l'industrie, du commerce et des services. 9 Français sur 10 y ont cotisé, y cotisent, ou y cotiseront. En savoir plus >>
MSA : Mutualité Sociale Agricole
Gère l’ensemble des branches de la sécurité sociale, à savoir non seulement la maladie, la famille, la vieillesse, ainsi que les accidents du travail et les maladies professionnelles, mais également le recouvrement. En plus du versement des prestations, elle assure donc la collecte et le contrôle des cotisations sociales dues par les employeurs de main-d’oeuvre et les non-salariés
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RSI : Régime Social des Indépendants
Le Régime Social des Indépendants (RSI) est le régime obligatoire de Sécurité sociale qui assure la couverture maladie et retraite des artisans et des commerçants. Issu de la fusion le 1er juillet 2006 de 3 réseaux (maladie, vieillesse des artisans et des commerçants), le Régime Social des Indépendants remplit depuis le 1er janvier 2008 la mission d’interlocuteur social unique en matière de cotisations et contributions sociales personnelles du chef d’entreprise indépendant.
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EVALUATION GLOBALE DE BESOIN
Mise en œuvre par le GIE IMPA depuis 2007, le succès de l’évaluation globale de besoin tient à une certaine alchimie entre la faculté de placer la personne âgée au cœur de son plan d’aide tout en lui permettant de retrouver sa pleine et entière responsabilité dans le cadre de son maintien à domicile.
Inscrit dans le champ des prestations extra légales dédiées aux personnes âgées de 60 ans et plus, l’évaluation globale permet en effet, d’élaborer, de valoriser et de suivre les plans d’action personnalisés pour les ressortissants GIR 5 et 6 des caisses de retraite membres du groupement.
Les objectifs de cette évaluation globale MSA, RSI de Franche-Comté et Carsat de Bourgogne Franche-Comté se situent donc, à deux nivaux :
Pour le bénéficiaire
Les buts recherchés par l’évaluation globale de besoin sont multiples et aspirent à :
- rendre la personne âgée actrice de son maintien à domicile,
- appréhender de manière objectivée les capacités cognitives et physiologiques de la personne aidée,
- identifier et prendre en considération l’habitat ainsi que l’environnement social, familial, géographique du bénéficiaire.
Pour les caisses de retraite du GIE IMPA
Les visées de l’évaluation globale de besoin sont définies comme suit :
- afficher un savoir faire et une compétence reconnue par l’ensemble des acteurs intervenants dans le cadre du maintien à domicile (complémentarité avec les Conseils Généraux en matière d’évaluation grille AGGIR),
- partager leurs expériences et mutualiser certaines opérations techniques,
- traiter équitablement les ressortissants de leurs régimes respectifs par des outils communs,
- échanger des données statistiques et suivre conjointement l’évolution de ce dispositif.
Elaborée par un outil d’aide à la décision, l’évaluation globale est formalisée au moyen d’une méthode et d’un système d’attribution des heures qui prennent en considération toutes les variables du maintien à domicile spécifiques à la personne âgée GIR 5 et 6, à savoir :
- les conditions de vie,
- l’autonomie de la personne (selon la nouvelle grille AGGIR-Décret n° 2008-821 du 21 août 2008,
- l’accomplissement des actes de la vie domestique et sociale,
- l’environnement familial et social,
- l’habitat,
- les critères de fragilités (PAP 3000 Carsat-BVAD MSA).
Cette évaluation vise ainsi un accompagnement personnalisé, fonction d’une étude objectivée des besoins à domicile et du contexte social et familial des personnes fragilisées Gir 5 et 6. Par suite, cette dernière débouche sur une préconisation d’heures offrant au bénéficiaire, un panier de service diversifié.
FRAGILITE :
sources :Etude Gérontonpôle® sur le repérage des retraités GIR 5 et 6 socialement fragilisés.
‘’ La fragilité est un phénomène :
- multifactoriel, dont les causes peuvent être d’ordre biologique, psychologique, social, environnemental…
- multidimensionnel, dans la mesure où c’est l’atteinte de plusieurs dimensions qui est à la base du processus de fragilisation,
- évolutif et réversible.’’
CRITERES DE FRAGILITE :
‘’La présence d'un même facteur de fragilité (ou de plusieurs facteurs associés) chez deux personnes données n'implique pas forcément le même besoin d'aide et la mise en place du même service d'aide ou à la même hauteur. Il importe, dans le cadre d'une évaluation globale des besoins d'une personne, de prendre en compte sa qualité de vie, c'est-à-dire l'évaluation de ses difficultés/incapacités au regard de son ressenti, de ses habitudes de vie et/ou de ce qu'elle a envie de faire.
Outre l'âge (le seuil des 80 ans semble déterminant), les principaux facteurs (et indicateurs) de fragilité sont les suivants.
Événements déstabilisants :
-
perte récente ou maladie grave d'un proche (en particulier, conjoint ou enfant)
-
déménagement récent ou après la retraite (et difficulté à reconstruire un réseau social)
-
entrée du conjoint en établissement
-
chutes dans les 6 derniers mois
-
hospitalisations dans les 6 derniers mois
Santé :
-
état de santé perçu : estimation d’un mauvais état de santé ("en soi" ou "par rapport aux personnes du même âge") – impression d’une dégradation de son état de santé depuis 1 an
-
sentiment général de fatigue
-
troubles visuels et/ou auditifs non corrigés
-
état dépressif ou sentiment de ne pas avoir le moral
-
mauvais état bucco-dentaire
-
troubles des fonctions cognitives ou problèmes de mémoire
-
alcoolisme
-
dénutrition : problèmes d'appétit et/ou perte de poids récente (au moins 2 kg en un mois)
Peuvent également être pris en compte :
Incapacités dans les actes de la vie quotidienne :
-
incapacités particulièrement "pertinentes" : faire ses courses ou son ménage – préparer ou prendre ses repas – être autonome dans les transports – téléphoner – gérer ses médicaments – gérer les démarches administratives
-
problèmes de mobilité : difficultés à marcher ou à monter/descendre des escaliers et/ou utilisation d’une canne
-
restriction de l'activité physique et des sorties : besoin d’être accompagné pour sortir à pied – peur de faire un malaise en sortant seul – diminution de l’activité physique
-
présence d'aidant(s) : aide régulière et pour quelle activité
Isolement familial et social :
-
situation de vie : vivre seul – veuvage depuis moins d'un an
-
aide à un proche dépendant et "fardeau" (sentiment que cette aide pèse)
-
famille : pas d’enfants – si enfants, visites moins d’une fois par mois – présence de famille à proximité (à moins de 1h) – situations de rupture ou de conflits avec la famille proche
-
vie sociale : manque de contacts réguliers avec des amis – visites reçues ou rendues à des proches moins d’une fois par semaine – impossibilité de parler à quelqu’un tous les jours – absence de quelqu’un sur qui compter ou à qui faire appel en cas de problème – absence ou cessation des activités sociales ou associatives
-
solitude : sentiment de solitude (souvent ou très souvent) – sentiment d’ennui (souvent ou très souvent) – absence de quelqu’un à qui se confier
-
estime de soi : cette notion est difficile à évaluer, mais elle peut être appréhendée à travers plusieurs dimensions, au fil de l'entretien : ce que fait la personne au quotidien, si elle n’a plus d’envies, si elle ne se sent pas utile, si elle se sent exclue...
Habitat (et logement) :
-
problème d'accessibilité du logement : escaliers pour accéder au logement ou à l'intérieur du logement
-
inadaptation du logement
[1]
-
problème d'accessibilité des services (administratifs et sanitaires) et des commerces
-
manque d'autonomie pour les déplacements à l'extérieur : impossibilité de sortir seul en voiture ou en transport en commun – absence d’une personne qui accompagne pour les déplacements
-
manque d’offre de services (loisirs, transport) sur le territoire pour les retraités valides (contexte territorial à évaluer)
Niveau de vie :
-
ressources financières inférieures au minimum vieillesse
-
difficultés financières : estimées – taux d'endettement
-
niveau d'éducation faible
-
par rapport au logement : statut de locataire (ou hébergé gracieusement) – difficultés à payer les charges liées au logement – pour les locataires de logement sociaux, vérifier s'il n'y pas de pression du bailleur social pour un déménagement
-
par rapport à la santé : absence de complémentaire santé – difficultés à payer des consultations de spécialistes ou faire des soins dentaires’’
A travers des situations concrètes de retraités, les facteurs de fragilité identifiés par les acteurs de terrain recoupent l'ensemble des facteurs identifiés précédemment. Néanmoins :
-
Les acteurs de formation non médicale insistent moins sur des indicateurs de santé précis.
-
En revanche, certains indiquent l'alcoolisme comme un facteur aggravant.
-
Ils font état également de plusieurs cas de conditions très précaires au niveau de l'équipement de confort du logement.
-
Au niveau des populations à risque, ils mentionnent :
-
les femmes veuves âgées de 75 ans ou plus ;
-
les retraités vivant en secteur très rural ;
-
les retraités du régime agricole, anciens exploitants ou journaliers.’’
GERONTOPOLE®
extrait article cliquez-ici
Né d’une coopération entre le centre hospitalier universitaire (CHU) de Bourgogne et celui de Franche-Comté, le projet de pôle gérontologique interrégional affiche quatre priorités : soins, recherche, formation et transfert du savoir médical au profit des personnes âgées dépendantes.
Cette nouvelle structure vise à permettre une prise en charge optimale des personnes âgées dépendantes ou en voie de l’être, soutient Olivier Boyer, directeur de l’ARH. Le champ d’investigation couvre toutes les pathologies liées au vieillissement, qu’elles soient physiques, psychologiques, comportementales ou cérébrales. Une filière de recherche sur la dénutrition et les troubles de l’alimentation s’appuiera par exemple sur le Centre européen du goût et sur l’Institut national de recherche agronomique (Inra), présents sur le campus de Dijon. Les troubles de l’équilibre et de la marche, autre voie d’étude, seront adossés aux propres recherches de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), notamment pour accompagner les patients atteints de la maladie d’Alzheimer.
En plus du centre de gérontologie des CHU de Dijon et de Besançon, d’autres partenaires se sont mobilisés, dont la Mutualité française Côte-d’Or - Yonne, la Fédération dijonnaise des oeuvres de soutien à domicile (Fedosad), Dijon Développement ou l’association Le Gérontopôle, qui établit déjà des liens entre les unités de recherche et les établissements de soins.
Cette association, présidée par le professeur Pierre Pfitzenmeyer, chef du service de gérontologie au CHU de Dijon, est également à l’initiative de formations professionnelles inter-universitaires. C’est aussi une des compétences du pôle. Il prévoit de surcroît des formations à l’intention des non-professionnels intéressés de près à la gérontologie (tuteurs ou assistantes de vie) et même à destination des familles et des proches accompagnant un malade.
GERONTOLOGIE
sources dictionnaire petit larousse
La gérontologie est un champ d'étude qui porte sur le vieillissement humain, ses conséquences et son implication au sens le plus large : biologie et physiologie des organismes vivants, psychologie, santé, santé publique, économie, société, démographie, anthropologie, sociologie et plus généralement la plupart des sciences humaines. Elle est donc un point de rencontre de multiples disciplines.
GIE IMPA
Groupement d’Intérêt Economique ‘’Ingénierie Maintien à domicile des Personnes Agées’’
- Organisation du partenariat inter régime
Chaque caisse de retraite s’engage dans le respect des avenants signés à :
- Mutualiser leurs compétences
- S’engager dans une démarche de qualité de leur politique d’action sociale (évaluation, suivi, contrôle)
- Etre responsable solidairement de ce groupement tout en restant indépendante juridiquement
- Missions
-
Coordonner et organiser une politique de maintien à domicile des personnes âgées Gir 5 et 6 ;
-
Rendre lisible la politique d’action sociale en faveur des bénéficiaires des différents organismes de protection sociale et auprès de leurs partenaires ;
-
Intervenir avec un personnel spécialisé aux savoir-faire, aux compétences et à l’éthique reconnus en action sociale ;
-
Développer des actions de prévention en individuel et en collectif.
GIE : Groupement d’Intérêt Economique
-
Base Légale
-
Ordonnance n° 67-821 du 23 septembre 1967
-
Décret n°85-986 du 16 septembre 1985: Un fonctionnaire peut avec son accord être mis à la disposition d'un organisme d'intérêt Général, public ou privé.
-
Décret n° 2006- 413 du 6 avril 2006 encourageant la création des groupements
-
Objet : L'objet peut être civil, commercial ou agricole selon la nature de l'activité du GIE.
L'activité du GIE doit être le prolongement de l'activité économique de ses membres. Elle ne doit pas s'y substituer.
-
Membres : Le GIE doit être constitué de 2 membres au minimum. Aucun maximum n'est prévu.
Il peut s'agir de personnes physiques ou de personnes morales.
Chaque membre du groupement doit exercer une activité économique qui trouve son prolongement dans celle du GIE.
INTER REGIME
La mission principale du GIE IMPA est d’optimiser les ressources de l’inter régime en faveur du maintien à domicile des retraités fragilisés par leur état de santé (GIR 5 et 6).
Cette mutualisation des ressources, des compétences et des actions vise entre autres :
- à permettre l’adéquation des moyens aux besoins objectivés des ressortissants tout en accompagnant l'évolution de cette population dans les prochaines années,
- à rendre la personne âgée actrice de son maintien à domicile tout en assurant l’égalité de traitement entre les ressortissants des caisses membres,
- à parvenir à l’efficience d'actions sanitaires et sociales mutualisées grâce aux différents apports et expériences de chacun des membres du GIE IMPA, tout en favorisant les projets coordonnés avec les autres acteurs locaux,
- à élaborer des diagnostics et des éléments de prospectives partagés,
- à professionnaliser et à valoriser les métiers de l’aide à domicile, en tant qu'employeur de 25 évaluateurs de besoins d’aide à domicile (EBAD) dont il convient de faire reconnaître les missions et les pratiques.
Ainsi, chaque caisse de retraite s’engage dans le respect des avenants signés à :
- Mutualiser leurs compétences
- S’engager dans une démarche de qualité de leur politique d’action sociale (évaluation, suivi, contrôle)
- Etre responsable solidairement de ce groupement tout en restant indépendante juridiquement
RETRAITE
Sous certaines conditions, en l’occurrence l’âge et les années de cotisation, la retraite est le fait de se retirer de la vie professionnelle.
Cette retraite ouvre ainsi, le droit de bénéficier d'une pension de vieillesse et d’une politique d’action sanitaire et sociale de la part de sa caisse d’assurance vieillesse de Sécurité Sociale.
Système par répartition, les pensions des retraités actuels font l’objet de cotisations prélevées sur les salaires des actifs d'aujourd'hui.
Ce système traduit, à la fois la solidarité intergénérationnelle et une politique entre autres, d’action sanitaire et sociale active de la part des caisses de retraite en faveur du bien-être à domicile de leurs ressortissants, GIR 5 et 6.
GIR (GROUPES ISO-RESSOURCES)
(Décret n° 2008-821 du 21 août 2008 et extrait du guide pratique CNAMTS de la grille AGGIR publié au JO du 21 août 2008),
La grille AGGIR (Autonomie Gérontologique Groupe Iso-Ressources) détermine à partir des groupes iso-ressources, les besoins en soins de base des personnes âgées.
Cette grille AGGIR classe ainsi les personnes âgées en six niveaux de perte d'autonomie à partir du constat des activités ou gestes de la vie quotidienne réellement effectués ou non par la personne.
Les activités analysées dans le modèle AGGIR
Le modèle AGGIR comporte 10 variables d'activité corporelle et mentale (dites discriminantes) et 7 variables d'activité domestique et sociale (dites illustratives) :
Corporelle et mentale Domestique et sociale
1. Cohérence 1. Gestion
2. Orientation 2. Cuisine
3. Toilette 3. Ménage
4. Habillage 4. Transports
5. Alimentation 5. Achats
6. Elimination urinaire et fécale 6. Suivi du traitement
7. Transferts 7. Activités du temps libre
8. Déplacements à l’intérieur
9. Déplacements à l’extérieur
10. Alerter
Certaines variables comme la toilette, l'habillage, l'alimentation, l'élimination l'orientation et la cohérence sont codées sur plusieurs "sous-variables" (toilette du haut et toilette de bas par exemple, ces deux activités nécessitant des capacités mentales, motrices et fonctionnelles sensiblement différentes). Dans ces cas, les règles spécifiques à appliquer sont indiquées pour chaque variable.
L'utilisation du modèle implique, en établissements comme à domicile, que chacune des dix sept activités soit évaluée.’’
Il existe six groupes iso-ressources ou GIR (calculés par un algorithme complexe imposant l'informatique) :
- Le GIR 1 comprend des personnes confinées au lit ou au fauteuil, ayant perdu leur activité mentale, corporelle, locomotrice et sociale, qui nécessitent une présence indispensableet continue d'intervenants.
- Le GIR 2 est composé essentiellement de deux sous-groupes :
- d'une part, les personnes qui sont confinées au lit ou au fauteuil tout en gardant des fonctions mentales non totalement altérées (les "grabataires lucides") et qui nécessitent une prise en charge pour la plupart des activités de la vie courante, une surveillance permanente et des actions d'aides répétitives de jour comme de nuit ;
- d'autre part, les personnes dont les fonctions mentales sont altérées mais qui ont conservé leurs capacités locomotrices (les "déments perturbateurs") ainsi que certaines activités corporelles que, souvent, elles n'effectuent que stimulées. La conservation des activités locomotrices induit une surveillance permanente, des interventions liées aux troubles du comportement et des aides ponctuelles mais fréquentes pour les activités corporelles.
- Le GIR 3 regroupe surtout des personnes ayant conservé des fonctions mentales satisfaisantes et des fonctions locomotrices partielles, mais qui nécessitent quotidiennement et plusieurs fois par jour des aides pour les activités corporelles. Elles n'assurent personnes âgées majoritairement leur hygiène de l'élimination tant fécale qu'urinaire.
- Le GIR 4 comprend deux sous-groupes essentiels :
- d'une part, des personnes n'assumant pas seules leurs transferts mais qui, une fois levées, peuvent se déplacer à l'intérieur du logement, et qui doivent être aidées ou stimulées pour la toilette et l'habillage, la plupart s'alimentent seules.
- d'autre part, des personnes qui n'ont pas de problèmes locomoteurs mais qu'il faut aider pour les activités corporelles, y compris les repas.
Dans ces deux sous-groupes, il n'existe pas de personnes n'assumant pas leur hygiène de l'élimination, mais des aides partielles et ponctuelles peuvent être nécessaires (au lever, aux repas, au coucher et ponctuellement sur demande de leur part).
- Le GIR 5 est composé de personnes assurant seules les transferts et le déplacement à l'intérieur du logement, qui s'alimentent et s'habillent seules. Elles peuvent nécessiter une aide ponctuelle pour la toilette et les activités domestiques.
- Le GIR 6 regroupe les personnes indépendantes pour tous les actes discriminants de la vie courante.
En institution, l'environnement prend normalement en charge la continuité de la sécurité des personnes et fournit les denrées et autres produits nécessaires à la vie courante.
A domicile, il en est tout autrement et pour les groupes 5 et 6, les variables Déplacements à l’extérieur et Alerter (utilisation d'un moyen de communication à distance pour alerter en cas de besoins) définissent trois sous-groupes évaluant l'isolement de la personne à son domicile :
C : la personne a besoin d'un tiers pour que soient apportés à son logement tous les
produits nécessaires à la vie courante ou qui ne peut pas alerter correctement son entourage
en cas d'urgence. Il s'agit d'une personne confinée à son domicile.
B : soit de façon intermittente (dans le temps) soit par rapport à la fiabilité de sa
propre sécurité ou se son approvisionnement, la personne nécessite une surveillance et des actions ponctuelles.
A : la personne n'a pas de problème majeur et permanent sur ces deux points.
HABITAT
sources :Etude Gérontonpôle® 3 : Promouvoir des lieux de vie adaptés aux besoins des retraités Gir 5-6
‘’ En géographie humaine, l’habitat désigne le mode d’occupation de l’espace par l’homme pour des fonctions de logement.
Le logement est un « lieu d’habitation, généralement un appartement ou une maison mais aussi tout endroit où une ou plusieurs personnes peuvent d’abriter, dormir, manger, se soigner, entretenir des relations privées avec d’autres personnes de leur choix »1.
Ce lieu d’habitation revêt plusieurs fonctions :
- une fonction symbolique dans le sens où il fournit une adresse qui est considérée comme la base de toute activité citoyenne,
- des fonctions identitaires, relationnelles et sociales. Vivre dans son logement permet d’organiser librement son temps et de choisir son mode de vie.
- L’habitat est ainsi synonyme d’autonomie, et pour chacun, le logement est alors un élément structurant son projet de vie.
Quelques remarques sont nécessaires concernant le concept d’habitat et son évolution :
- On observe une évolution récente de l’idée « d’hébergement » vers celui « d’habitat » ; ceci explique une diversification des formules d’hébergement et de services et des projets qui mettent en avant une approche plus neutre et transversale de l’équipement gérontologique.
- Avec la notion d’habitat, on assiste à une reformulation du référentiel dominant et à l’émergence de réseaux d’acteurs différents.
- L’habitat participe de l’intégration sociale des personnes : il est intimement lié aux loisirs, au développement d’activités, de réseaux sociaux non-professionnels.
- Le logement participe à la construction d’une identité sociale et individuelle, de repères dans un environnement que l’individu s’approprie et apprend à connaître, et il est synonyme d’autonomie.
Dans la chaîne logique de l’habitat, on part du domicile ordinaire jusqu’à l’EHPAD. Le terme d’« habitat intermédiaire », de plus en plus utilisé, renvoie à un « entre-deux » entre, d’un côté, le domicile privé et, de l’autre, l’établissement d’hébergement collectif.
Le but premier souvent avancé par les professionnels qu’ils soient du milieu gérontologique ou de l’habitat, est d’éviter au maximum les ruptures dans la vie des personnes âgées concernées ; autrement dit, d’éviter le choc qu’implique le passage du domicile privé à un établissement d’hébergement classique.
Logiquement, cela suppose qu’on passe de son logement à un habitat intermédiaire puis, venue la dépendance, à une maison de retraite médicalisée par exemple. Or, la plupart des retraités ne raisonnent pas à la manière des professionnels : ils cherchent le moins possible à changer de logement (et surtout à quitter leur domicile) et font tout pour pouvoir y rester jusqu’à une limite extrême. Dans certains cas, cela peut même pousser un individu à ne pas faire appel à une aide extérieure par crainte de montrer ainsi un début de perte d’autonomie, de se sentir stigmatisé, « classifié » et d’enclencher un processus qu’il ne maîtriserait plus ensuite.
Finalement, on pourrait analyser les formes d’habitat à travers le degré d’institutionnalisation qu’elles impliquent, les services offerts et la gestion de la structure. Ainsi, plus la gestion de la structure est formalisée, plus on propose de services, plus on impose de normes et plus on va vers un degré d’institutionnalisation important ; dans ce cas, on se rapproche d’un établissement « classique » alors qu’on souhait à l’origine y opposer une alternative.’’
1 In P. Roussel, J. Sanchez, 2008 : Habitat regroupé et situations de handicap, Centre Technique National d’Etudes et de Recherches sur les handicaps et les Inadaptations.
En matière d’habitat, la démarche du GIE IMPA est de favoriser le maintien à domicile de ses ressortissants.
Identifié lors de la visite des évaluateurs à domicile des personnes âgées, l’habitat peut faire l’objet d’une aide financière pour l’achat de petits matériels et pour le financement de certains services (mise en place d’une rampe d’accès, construction d’une douche de plain-pied, téléassistance…) dans le cadre :
- de ses plans d’aides personnalisés
- d’une Sortie d’hospitalisation,
- d’une expertise de la part d’un ergothérapeute pour procéder à certains agencements et/ou travaux en fonction des besoins de la personne. Cette expertise est alors prise en charge financièrement par la Carsat Bourgogne Franche-Comté pour ses ressortissants.
MARPA
source : www.marpa.fr
Marpa, cela veut dire « Maison d’accueil rurale pour personnes âgées ». A l’origine, c’est la MSA, le régime de protection sociale agricole qui a imaginé ces petites unités de vie. C’était au milieu des années 1980. A l’époque il était beaucoup question de « vivre au pays » ou de préservation du tissu rural. De fait, à la campagne les personnes âgées étaient contraintes de s’« exiler » à la ville pour trouver une maison de retraite. Or, ce qu’elles souhaitaient était de continuer à vivre dans leur environnement familier.
C’est comme cela que sont nées les Marpa. Toutes proposent à leur vingtaine de résidents un logement privatif ainsi que des espaces de vie collective. L’objectif est que chacun dispose d’un vrai « chez soi » tout en conservant - voire en enrichissant - ses activités et relations sociales antérieures. Sous la direction du responsable de Marpa, une équipe professionnelle coordonne les services autour des personnes accueillies. La charte des Marpa régit les principes de vie partagés.
MARPA en Franche-Comté
MARPA en Bourgogne
TELEASSISTANCE
Sources : Etude 1 Gérontonpôle® : Carthographie des services à la personne âgéé
‘’Seule, avec un(e) conjoint(e) malade, isolée à la campagne, momentanément diminuée physiquement, etc., il n’est pas nécessairement très rassurant pour une personne âgée de vivre à domicile.
Même très autonome, la peur de la chute, d’un malaise ou de la solitude peuvent être autant de raisons qui poussent une personne âgée à faire appel à un service qui lui procurera la sécurité, la tranquillité et le bien-être dont elle a besoin chez elle.
Les réponses à ces attentes peuvent passer par :
- Le (la) garde malade (à l’exception d’actes de soins), de jour et/ou de nuit qui, de par sa proximité directe, se rend disponible, veille au confort et assure une présence permanente auprès de la personne
- Les systèmes de téléalarme (ou téléassistance) qui garantissent, à tout moment (24 heures / 24, 7 jours / 7) grâce à une centrale d’écoute, une intervention rapide en cas de besoin ou de problème.
Finalement, parce qu’il est important que les personnes âgées puissent se sentir en sécurité et vivre sereinement chez elles, nous ne pouvions pas faire abstraction de ce type de prestations.’’
L’intention du GIE IMPA est ainsi de poursuivre la construction d'une politique pérenne de soutien à l'équipement de qualité des personnes âgées non dépendantes en télé assistance via notamment ses plans d’aide personnalisés.
PRESTATAIRE DE SERVICE D’AIDE A DOMICILE
Le secteur des services d’aide à domicile pour personnes âgées GIR 5 et 6 repose sur trois types de structures juridiquement différentes et définis comme suit :
Principe du mandataire.
L’association mandataire est chargée (mandatée) par le demandeur du service de procéder au recrutement de l’intervenant pour son compte et d’effectuer la gestion administrative du dossier. Le bénéficiaire du service est l’employeur et à ce titre, il est responsable du paiement du salaire et des cotisations sociales.
Le service mandataire est traité comme l’emploi direct puisque le bénéficiaire est l’employeur. Le CESU est versé à l’intervenant salarié par le particulier. Parallèlement, le GIE IMPA rembourse au particulier les frais de gestion dus au mandataire et sa part de charges sociales.
Principe du prestataire.
Le prestataire établit avec le bénéficiaire un contrat de prestation où il s'engage à lui fournir la prestation désirée à son domicile avec du personnel adéquat. Le bénéficiaire paye la prestation au tarif horaire (comportant souvent une dégressivité). Tout est compris. Le prestataire a une obligation de résultat qui se traduit généralement par des mesures en cas de service mal fait.
L’association prestataire fournit et facture (salaire + charges) une prestation « clés en main » au bénéficiaire du service. L’intervenant qui effectue le service est salarié de l’association. Le bénéficiaire n’a donc pas à le déclarer et règle une simple facture. L’association transmet au bénéficiaire, en début d’année une attestation fiscale lui permettant de bénéficier de la réduction d’impôt au titre des services à domicile.
C’est le service mandataire de l’association qui se charge de l’établissement des bulletins de salaires et de la déclaration des charges de sécurité sociale dans le cadre de l’assistance administrative.
Emploi direct.
L'emploi direct est un contrat de travail qui lie directement le salarié intervenant et le particulier bénéficiaire du service.
PROFESSIONNALISATION
Processus permettant la reconnaissance des spécificités d’un ensemble d’activités et de formations, la professionnalisation vise ainsi à définir les contenus d’une profession existante.
Ainsi, employeur précurseur depuis avril 2007, le GIE IMPA défend la valorisation du métier d’évaluateur de besoin d'aide à domicile des personnes âgées, nouvelle profession sur son territoire d'action par :
- une formation régulière des EBAD du GIE IMPA et aux autres structures évaluatrices via un partenariat avec le Centre de Ressources et de Formations*:
Les évaluateurs reçoivent à leur entrée en poste et tout au long de leur contrat, des formations permettant d’offrir une prestation de qualité aux personnes âgées. Ces formations concernent aussi bien l’utilisation de la nouvelle grille AGGIR, l’outil d’aide à la décision, la connaissance du public ciblé, les savoirs en gérontologie, sur les aides sociales légales et extra légales et sur les institutions politiques et de sécurité sociale…
- l’obtention d’un certificat de qualification professionnelle. : Validation d’acquis de formation créés par une branche professionnelle, le C.Q.P d’EBAD est ainsi porté par la FNSEA, branche employeur des Evaluateurs du GIE IMPA et fait suite à une présentation préalable à la CNAVTS et à la CCMSA.
SANTE
Définition de la santé dans la Constitution de l'OMS: «La santé est un état de bien-être complet, physique, mentale et bien-être social et pas seulement l'absence de maladie ou d'infirmité». La santé mentale est une partie intégrante de cette définition.
Cette définition a été, à la suite de la 4ème Conférence sur la Promotion de la Santé, la définition ci-dessous a été donnée (OMS, Glossaire de la Promotion de la Santé) complétée de la manière suivante:
« La santé est une ressource de la vie quotidienne, et non pas l’objectif de la vie. C’est un concept positif soulignant l’importance des ressources sociales et personnelles aussi bien que des capacités physiques »
SENIOR
Terme sociologique, la notion de senior est une construction sociale liée au regard que la collectivité porte sur la prise d'âge.
Selon cette définition développée entre autres par Vincent Caradec ou Serge Guérin, sociologues, l’âge évolue en effet, en fonction des contextes sociaux et prend ainsi en compte l'évolution des modes de vie des jeunes retraités issus de la génération du baby-boom d’après guerre.
Qualifiant la tranche d’âge des 50/60 ans, l'usage du mot senior s'est aussi imposé dans le monde du travail lorsque l’on s’approche de l’âge de départ en retraite.
SORTIE D’HOSPITALISATION
Dispositif mis en place par le GIE IMPA depuis le premier semestre 2007, ce dernier se prépare dès l'admission à l'hôpital de la personne âgée aidée et devient le fruit d'une véritable coopération intra et extra hospitalière.
consultable sur notre site internet
Le principal atout de ce dispositif repose sur un accompagnement individualisé.
En effet, deux jours avant la sortie de l’établissement de santé, une évaluation globale des besoins est réalisée par un référent hospitalier.
Ceci donne lieu à un retour sécurisé par l'attribution et le financement d'une prestation d'aide à domicile prise en charge par l’action sanitaire et sociale des caisses de retraite.
Un total de 25 heures maximum d’aide à domicile peut-être attribué dans les 15 jours (hors week-end) qui suivent la sortie.
Cette prestation peut-être complétée par une enveloppe financière de 200 € maximum pour l’achat de petit matériel nécessaire au retour à domicile (petites aides techniques par exemple).
Les aides ainsi, préconisées sont alors prises en charge, à 100 % du tarif Cnavts, dans la limite d’une enveloppe définie chaque année.
Ce dispositif a également l'avantage de corroborer le plan d’aide hospitalier à la réalité du domicile puisque 72 heures après le retour, une assistante sociale des caisses de retraite vérifie l'adéquation du plan d'aide hospitalier en effectuant une visite à domicile.
VIEILLISSEMENT :
Sous l'angle Sécurité Sociale inter régime du GIE IMPA, le vieillissement s’appréhende comme :
- un élément positif dans la société française,
- une notion sanitaire et sociale qu’il convient de renforcer par des actions sollicitant les personnes âgées de manière active, participative et citoyenne,
- dont les variables sont intrinsèques aux notions de bien-être et de santé définies par l’Organisation Mondiale de la Santé où le bien vieillir consiste en ‘’ un état de complet bien-être physique, mental et social et pas seulement l'absence de maladie ou d'infirmité». (Constitution de l’OMS), « La santé est une ressource de la vie quotidienne, et non pas l’objectif de la vie. C’est un concept positif soulignant l’importance des ressources sociales et personnelles aussi bien que des capacités physiques » 4ème Conférence sur la Promotion de la Santé
Partant de ces postulats, la communication du GIE IMPA en matière de vieillissement se base essentiellement sur une communication :
- générale sur l'accompagnement spécifique des personnes âgées non dépendantes en Bourgogne et Franche-Comté où chaque action vise l’état de bien-être dans lequel la personne peut se réaliser, surmonter ses difficultés et s’intégrer tout en participant à la vie locale, sociale et familiale.
- thématique et de veille sur le vieillissement des personnes âgées GIR 5 et 6,
- générique d'une prévention des risques liés au vieillissement.
Terme multidimensionnel et pluri disciplinaire, le vieillissement peut aussi s’appréhender, sous l’angle :
- Médical, gériatrique : l'ensemble des processus physiologiques et psychologiques modifiant la structure et les fonctions de l'organisme au cours du déroulement de la vie,
- Gérontologique : Science dédiée à ce thème, la gérontologie définit la vieillesse de manière pluri disciplinaire traduisant ainsi la grande hétérogénéité de la population âgée et ses évolutions certes biomédicales mais également, socio-économiques, démographiques et culturelles…
VEUVAGE
Etude Gérontopole®Accompagner les retraités GIR 5 et 6 en période de veuvage
‘’ Veuvage, ce mot exprime l’état de la personne mariée qui perd son conjoint. Il présente une double caractéristique :
- vis-à-vis de la société, c’est un changement d’état : administratif, légal, social ;
- vis-à-vis de la personne elle-même : ce sont le chagrin, la douleur et la difficulté de passer de l’équilibre du couple à celui d’une personne seule.
Depuis 50 ans, la société a changé, la législation aussi, mais le veuvage et ses difficultés aussi. Le veuvage a toujours frappé à tout âge et touché toutes les catégories socioprofessionnelles, quelle que soit l’époque considérée. Toute personne mariée est potentiellement un veuf ou une veuve. Cette réalité est trop souvent occultée : comment raisonnablement, froidement, envisager les conséquences financières, patrimoniales, familiales du décès, de soi ou de l’autre, cet autre soi ?
A l’âge de 60 ans, dans tous les pays occidentaux, la vie en couple représente la situation de ménage la plus fréquente. Toutefois, l’existence de ces couples est soumise au risque du décès de l’un des conjoints, et ce risque augmente fortement en fonction de l’âge des partenaires. L’éventualité de perdre son conjoint durant la vie active est rare, elle se produit en effet le plus souvent durant la retraite. Le décès du conjoint constitue une rupture qui modifie considérablement et souvent définitivement le mode de vie du conjoint survivant.
Le sociologue, V. Caradec a en effet observé une grande diversité dans les évolutions identitaires après le décès du conjoint : du repli sur soi à l’ouverture sur autrui, de la réduction des activités au développement de centres d’intérêt nouveaux, du sentiment d’une amputation à l’expression d’une certaine libération. Pour certains, le décès du conjoint provoque un sentiment de vieillissement que l’on ne retrouve pas chez d’autres. Cette diversité est à mettre en relation avec le moment de l’existence au cours duquel intervient le décès du conjoint. Par exemple, si le veuvage est précoce (autour de la cinquantaine), le décès du conjoint est vécu comme un défi et conduit à une réorganisation de son existence autour de nouvelles activités et de nouvelles relations. A l’inverse, si le veuvage a lieu lorsque les deux conjoints sont en phase d’ « autonomie menacée », c’est-à-dire aux âges élevés, période pendant laquelle ils s’assistent et se soutiennent mutuellement, le décès du conjoint constitue alors une perte dont il est difficile de se relever et qui précipite la perte d’autonomie.
L’auteur souligne le fait que les personnes veuves ne se reconstruisent pas seules, mais en interaction avec d’autres personnes et avec le monde matériel qui les entoure. Autrement dit, la reconstruction identitaire est un processus, elle a donc une dimension temporelle et de ce fait un repli sur soi n’est pas forcément définitif, le cercle de l’enfermement sur soi pouvant se trouver brisé par une sollicitation extérieure.
De nombreux travaux ont insisté sur le rôle de « soutien social » joué par les autres au moment du veuvage. Le « soutien social » est un phénomène complexe, dont on peut distinguer plusieurs composantes (par exemple, le soutien économique, le soutien en termes de services, le soutien relationnel, le soutien émotionnel), et qu’il faut considérer d’un point de vue dynamique (les besoins ne sont pas les mêmes dans les jours qui suivent le décès et plusieurs mois après).
On peut observer une grande inégalité dans ce soutien : parfois, il y a mobilisation d’un vaste réseau qui va des enfants aux amis ; dans d’autres cas, c’est surtout l’absence qui se fait sentir (en particulier pour ceux qui n’ont pas d’enfant ou, pire peut-être, qui ne reçoivent pas de leur part l’aide espérée).
C’est dans ce cadre de réflexion que la nécessité de conduire une étude spécifique du veuvage chez les personnes de plus de 60 ans s’est justifiée pour les institutions qui composent le Groupement d’Intérêt Economique « Ingénierie Maintien à Domicile des Personnes Agées » (GIE IMPA).
Le GIE IMPA a pour objectif de coordonner et d’organiser une politique de maintien à domicile des personnes âgées les plus autonomes, classées GIR 5 et 6 selon la grille AGGIR.
L’entrée dans la dépendance peut se déclencher, voire même s’accélérer suite à des situations de rupture (hospitalisation, déménagement, veuvage,…). L’action sociale du GIE IMPA ayant pour objectif de prévenir la perte d’autonomie, il convient donc que les conséquences d’une situation de rupture telle que le veuvage soient prises en compte et prévenues. C’est pourquoi, le GIE IMPA a lancé un projet de recherche en février 2009 portant sur la thématique du veuvage après 60 ans. ‘’
CONSEIL GENERAL
Complémentaires dans le secteur de l’aide à la personne âgée et partageant des problématiques identiques liés au vieillissement, les Conseils Généraux et le GIE IMPA agissent sur le territoire franc-comtois et bourguignon dans un intérêt commun, celui d’assurer une meilleure prise en charge et une qualité de vie assurée aux plus anciens.
Proposant des services et des offres conjointes, cette complémentarité se traduit par un partage de compétences entre :
- les prestations légales des départements via l’APA, dévolues aux personnes âgées en perte d’autonomie Gir 1 à 4
- et les prestations extra légales du GIE IMPA dédiées au maintien à domicile et à la préservation de l’autonomie des personnes âgées GIR 5 et 6. .
ALZHEIMER :
source : Lexique santé.gouv.fr
‘’Décrite pour la première fois il y a à peine plus de 100 ans, la maladie d’Alzheimer se caractérise par la perte progressive de la mémoire, des fonctions cognitives et s’accompagne de troubles du comportement. La maladie d'Alzheimer est en effet, une maladie neurodégénérative du tissu cérébral qui entraîne à ce jour la perte progressive et irréversible des fonctions mentales. C'est la principale cause de démence chez les personnes âgées.
S’il n’existe pas encore de traitement curatif, la prise en charge de cette maladie fait l’objet de progrès réguliers.
Même si l’origine de cette dégénérescence est encore mal connue, celle-ci constitue bien la cause identifiée de la maladie. Cette dégénérescence progressive provoque l’apparition de nombreux symptômes.
Les troubles liés à la maladie évoluent et s’aggravent progressivement au cours du temps. Dans les premières phases, la perte de mémoire, les facultés de jugement et de raisonnement se détériorent. La mémoire immédiate et le fonctionnement mental sont d’abord affectés, puis surviennent une altération du langage, une difficulté à effectuer des gestes élaborés, des troubles de l’orientation dans le temps et l’espace, une impossibilité à reconnaître des personnes proches (conjoint, famille, ami…). Par ailleurs, l’humeur, le comportement, ainsi que la faculté à se concentrer se dégradent.
Même si l’évolution diffère d’un patient à l’autre, la maladie finit par avoir un impact très important sur l’état général. Les troubles alimentaires et les problèmes de déglutition engendrent un amaigrissement conséquent. Progressivement, le patient devient totalement dépendant en raison de la perte de la capacité de s’habiller, de se laver et d’aller aux toilettes. La maladie créé un état de faiblesse immunitaire et des complications infectieuses sont d’ailleurs souvent à l’origine de son décès.
Les médicaments disponibles aujourd’hui ont uniquement pour objectif de freiner l’évolution de la maladie et de diminuer ses effets. Ils permettent notamment de lutter contre l’agitation, la dépression, les hallucinations ou encore l’insomnie.’’
APA
L'Allocation Personnalisée d'Autonomie (APA) est une prestation légale du Conseil Général. Cette allocation, entrée en vigueur en janvier 2002 (lois du 20 juillet 2001 et du 1er avril 2003), s'adresse aux personnes âgées de plus de 60 ans, évaluées en GIR 1 à 4 , dont le niveau de dépendance est fort ou avéré.